mamimadi

une humeur : Écrit à vide

lundi 28 mai 2012, par jacky hérigault

Il est possible de parler pour ne rien dire. Parler à vide, parler blanc en quelque sorte. Certains en abusent. Ceux qui ne peuvent pas parler d’autre chose que de la pluie et du beau temps, ceux qui ne veulent pas parler des choses qui fâchent, les pratiquants de la langue de bois qui veulent ne parler que des choses qui ne fâchent pas et qui peuvent le faire. Il y a aussi ceux qui pensent ouvrir des portes par le seul fait d’ouvrir la bouche, la porte de la parole des autres. "Beau temps pour un jour d’élections ..." peut être une invite à l’expression des préférences politiques de l’interlocuteur. Ou bien au contraire ceux qui l’ouvrent pour fermer celle des autres. "Fait trop beau pour aller voter, et bof, c’est joué d’avance et c’est les marchés qui commandent !" sonne comme une incitation à rester coi dans l’attente d’une autre platitude.
 
Mais est-il possible d’écrire pour ne rien exprimer ? Sans doute, sans doute ... Mais alors, dans quel but autre que "pisser dans un violon" pour son propre petit plaisir égocentré puisque la réaction ou la non-réaction attendue de l’interlocuteur ne sera pas perçue ? Espérer l’opinion de quelqu’un ou bien lui faire comprendre que son opinion équivaut à de la roupie de sansonnet oblige à formuler du sens. Et puis une langue de bois couchée sur le papier fût-il numérique trouve très aisément le chemin de la corbeille, fût-elle celle du bureau Windows.
 
Écrire à vide me semble donc aussi inutile que de produire une page blanche. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles je préfère souvent l’écrire au parler, le courriel au téléphone, le message à la vidéo de Skype, Msn et autre Gogole+
 
Tout ça pour ça ? penserez-vous. Pas de quoi en faire un plat effectivement. Cet écran-ci, s’il n’est pas blanc, est très proche du gris clair n’est-ce pas ? Il est bien près d’exposer le contraire de ce qu’il prétendait démontrer ... Oui ?
 
 


un coup de ... : À rebrousse-idée

samedi 4 février 2012

  • Ce n’est pas toujours parce qu’on fait des erreurs qu’on échoue, c’est parfois pour échouer qu’on fait des erreurs.
     
  • Ce n’est sans doute pas parce qu’on est mauvais qu’on faute, c’est peut-être pour fauter qu’on est mauvais.
     
  • Ce n’est certainement pas parce que mon esprit décide que mon corps agit, c’est sûrement pour que mon corps agisse que mon esprit décide.
D’accord ? Pas d’accord ? Réfléchissez-y bien ...


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